Analogie du référencement

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Lorsque je suis consulté au sujet de la création d’un site internet, il y a une question qui revient sans cesse: celle du référencement. Comment mon site va t-il être connu et dans quelle mesure sera t-il en première position dans les résultats de google.
Le propos de cet article n’est pas de donner Les Trucs pour arriver en première position mais plutôt d’exposer une vision de ce qu’est le référencement.

Ce n’est pas forcément simple d’expliquer les principes de bases du référencement. C’est le cas d’ailleurs pour n’importe quel principe ou technique quand l’auditeur n’en possède ni le vocabulaire ni les connaissances appropriées.
Il faut alors savoir se mettre à la place de son interlocuteur, ne pas aller trop loin pour que tout soit assimilé, utiliser des termes qu’il comprendra. Surtout, il faut éveiller chez lui des sens, l’amener vers des choses qui lui sont familières comme un acquis, un souvenir, un exemple connu.

Vu sa notoriété en France comme moteur de recherche, google est Le mot à placer dans la conversation.
Pour expliquer le référencement et au delà le positionnement de la manière la plus simple qui soit, je fais toujours l’analogie entre google et un bibliothécaire. En principe, tout le monde a déjà visité une bibliothèque au moins une fois ou en tout cas peut s’en faire une idée précise.

Dans ce genre d’exercice, il ne faut perdre de vue que les images que vous avez en tête ne sont pas forcément les mêmes chez votre interlocuteur. Là ou vous verrez la bibliothèque géante d’Harry Potter, il y verra peut-être le rayon livre de la supérette.

Pour poursuivre cette analogie, j’explique que notre cher moteur est notre bibliothécaire, le web La bibliothèque, les sites internet en sont les livres, les adresses des sites leur emplacement physique (allée 12, rayon A2, étagère B4).

Notre cher google va alors arpenter les couloirs à la recherche de nouveaux livres. Il pioche au « hasard » un livre, le feuillette, l’analyse brièvement et note sur son registre l’emplacement, annote quelques pages afin d’analyser le contenu.
Le référencement c’est ça, c’est le fait d’être présent dans ce registre et que chaque page y soit répertoriée.
Une sorte d’annuaire. On parle aussi d’indexation.

Il note aussi quelques infos essentielles comme le titre ou tout autre information pouvant intéresser un client lecteur.
Ce sont les fameux mots clés qu’il doit extraire du contenu textuel. Il lui faut faire son propre résumé du livre pour orienter au mieux la future recherche du client.
Selon un procédé bien à lui, il va associer une recherche à ce qu’il a enregistré dans son registre comme infos. Il doit déterminer et classer les livres susceptibles d’intéresser le client.

Voila pourquoi ce référencement qui est dit naturel se fait sur le long terme. Il faut laisser le temps à google de correctement analyser chaque ouvrage à chacun de ses passages. Il va donc falloir analyser le positionnement et modifier régulièrement le contenu de l’ouvrage pour qu’il corresponde à un certain type de recherche (sur certains mots clés).

Le positionnement est en général bien compris, il suffit de dire que c’est la position dans les résultats pour une recherche donnée.

Là ou l’auditeur va être intéressé et se réveiller brusquement, c’est quand on va lui donner les différents leviers qui jouent sur ce positionnement.
Parce que le référencement, on comprend bien que c’est quasi automatique. A la limite on aide un peu google avec un site map et une inscription et le tour est joué.

Levier n°1:
un codage correct du site et surtout une structure et une sémantique cohérentes. Hein? oui, imaginez un livre avec des fautes d’orthographe et surtout sans titres ni paragraphes et sans chapitres…
Ça c’est le boulot du rédacteur et de celui qui crée le site. Le référencement doit être pensé dès l’analyse pré-conceptuelle.

Levier n°2:
faire parler de soi, plus l’adresse du site apparait sur d’autres sites (plus ou moins influents) plus ce site est considéré comme important donc pouvant intéresser un lecteur.
Je vous conseille ce livre parce que d’autres l’ont lu, il est souvent emprunté, il parle de chasseurs de lapin et de votre coté on vous en a fait la promotion.

A ce stade, il est inutile de rentrer plus en profondeur dans les différentes techniques de SEO (search engine optimization).
On parlera d’annuaires, de réseaux sociaux, de blogs et forums, d’y écrire avec l’adresse de son site en signature, du site internet de la mairie, de géolocalisation avec google map, pareil avec les pages jaunes, bref d’exister sur la toile… et notre auditeur commencera à comprendre qu’il a du pain sur la planche s’il croyait pouvoir tout faire seul.

Mais alors on m’aurait menti? il ne suffit pas de débourser un petit peu d’argent avec adwords, d’utiliser un petit logiciel ou la balise meta keywords pour apparaitre en premier?
Il y a des pratiques obsolètes, d’autres incontournables. Ce qui est sur c’est que c’est devenu un vrai métier.

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À propos de Rodolphe

Rodolphe est passionné par la création web. De formation technique mais autodidacte dans le domaine du web, il s’intéresse de près à l'ergonomie des sites, à la qualité du code écrit ainsi qu'aux solutions techniques actuelles.

3 commentaires

  1. Laurent le 29 mars 2012 à 20 h 07 min
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    Je renverrais des clients pour lire ce billet quand ils voudront être en première position rapidement sur google, car certains ont du mal à comprendre que le mot rapide et SEO ne vont pas ensemble si on cherche à faire les choses dans les règles de l’art.
    Merci pour ce billet Rodolphe (même prénom que mon petit frère).

  2. mpmp93m le 29 novembre 2012 à 9 h 47 min
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    Très bon billet. Il résume ce que j’essaye d’expliquer à longueur d’années aux gens qui croient qu’il est facile d’être en tête de Google. Et je résume souvent que l’essentiel c’est le business, pas le nombre de visites.

    • Rodolphe le 29 novembre 2012 à 18 h 46 min
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      C’est vrai que le nombre de visites ne fait pas tout.
      En fait, tout dépend de ce qu’on attend d’un site web, si c’est pour faire de la vente en ligne, exposer ses services ou recueillir des prospects.
      Dans ce dernier cas, il faut prendre le site web comme un levier parmi d’autres et non le seul.

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